Le Circuit

Au début de l’année 1920, rien ne pouvait perturber le calme habituel de Francorchamps, un paisible village sur une colline, tout près des Hautes Fagnes. Jusqu’à un beau jour d’été où deux hommes connus du monde du sport automobile descendirent à l’Hôtel des Bruyères.

Il s’agissait de Jules de Thier, directeur du journal “La Meuse” et de Henri Langlois Van Ophem, directeur de la Com-mission sportive du R.A.C.B. Ils avaient tous les deux la même idée : relier entre elles les routes entre les villages de Malmedy, Stavelot et Francorchamps, et en faire un circuit automobile.

À partir du milieu des années 20 jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale, les Grands Prix moto et les deux prestigieuses courses automobiles, à savoir les 24 Heures de Francorchamps et le Grand Prix de Belgique, ont formé l’essentiel du programme sportif du circuit. Durant ces années, le tracé est pratiquement resté inchangé.

C’est en 1939 qu’on y apporta une innovation. Francorchamps ajouta au circuit un virage artificiel, unique en son genre: le Raidillon.

Les pilotes devaient prendre le virage à très grande vitesse. Il est alors apparu clairement que le conseil d’administration avait un objectif : faire en sorte que Spa Francorchamps devienne l’un des circuits les plus rapides d’Europe.

Spa Francorchamps se trouvait ainsi en contraste criant avec son semblable allemand dans l’Eifel : un circuit également spectaculaire, mais avec beaucoup plus de virages à prendre, et par conséquent des vitesses beaucoup plus faibles.

 

De Nos Jours

Le tracé ardennais en a gardé un caractère puissant au milieu du magnifique paysage. Un caractère qui a aisément résisté au temps.

Le circuit a réussi à organiser à Francorchamps les courses automobiles les plus prestigieuses – comme la Formule 1 et les 24 Heures. Et il a renoué avec ses racines en organisant des courses pour les prototypes.

 

 

Des Virages célèbres Sur Le Circuit Spa – Francorchamps

Sur le circuit de Spa-Francorchamps, on peut qualifier plusieurs virages de légendaires. Selon certains pilotes de Formule 1, l’enchaînement de virages, appelé ‘Eau Rouge’, marque la différence entre les hommes et les jeunes garçons.

L’enchaînement de virages porte le nom du ruisseau ‘Eau Rouge’, un affluent de la rivière Amblève qui coule sous le circuit. Un autre virage célèbre est ‘La Source’, le premier virage en épingle après la ligne droite d’où l’on a une bonne vue à partir de la Tribune 8 et de la Tribune 9.